azia-pouliche

Azia-Pouliche : Carnet d'une cavalière Propriétaire.

    #03/03/2018 ADIEU Rina ♥ Tu vas nous manquer. R.I.P (11/03/2018)

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Bienvenue. 13/03/2012


Bienvenue.

 
Bienvenue.
Bienvenue.
Bienvenue.
Bienvenue.
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Bonjour et bienvenue à toi, visiteur, sur le blog de mon aventure équestre avec mes trois juments Nina, Golfite et Gypsophile du Vignotte (Tartine). Tu trouveras en blog secret mon quotidien avant l'arrivée de Tartine et en blog public toute notre aventure depuis son arrivée. Je raconterai notre évolution, notre travail, mes réflexions, quelques photos et vidéos pour illustrer. Quant à moi je m'appelle Maruschka, j'ai vingt ans et je suis au contact des chevaux depuis près de huit années maintenant ! J'ai commencé à vraiment monter à cheval en 2011 avant d'arrêter complètement pour me consacrer à ma nouvelle aventure avec les Patates. Je vis dans les Vosges, à Epinal (88) où j'ai repris mes études tout en exerçant le métier de vendeuse-conseil. Dans l'aventure aujourd'hui, je suis entourée de Thierry, Guillaume, Elisa et Nicolas (entre autre!), qui m'accompagnent, m'aident et me soutiennent en partageant une passion commune pour les chevaux. 




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Les nouveautés sont sur cette première page !


Tags : Présentation. ☮ - Equitation. - chevaux - cheval - juments

Présentation de Tartine 20/02/2012

Présentation de Tartine

Gypsophile-Du-Vignotte 
2007.
 
Tartine, de son vrai nom Gypsophile-Du-Vignotte, est l'une des première pouliches comtoises de son élevage. C'est une petite jument de neuf ans (2016), d'un mètre soixante cinq environ et pas loin des 780Kg. Tartine est née dans l'élevage du Vignotte, duquel elle est sortie par un couple de paysans, la destinant très tôt au débardage et à la tonte de gazon. Elle a été débourrée particulièrement jeune et à l'ancienne, la rendant dur d'oreille. Elle est rachetée par son ancienne propriétaire à l'âge de 4 ans et demi. En compagnie d'ânes et d'hongre, Tartine se la coule douce, ne faisant que quelques "débardages" de palettes. J'apprendrai plus tard les conditions de vie dans lesquels est née Tartine et comprendrai, plus tard encore, le pourquoi de certaines réactions. Par manque de temps, d'énergie et d'argent, son ancienne propriétaire cherche à la mettre en vente dans une bonne famille qui saura prendre soin d'elle. Nous la contactons mais quelqu'un semble déjà sur le coup. Le jour de la visite, on apprend que les "précédents acheteurs" sont déçus du manque de vivacité et du manque de dressage de la jument. Nous craquons dessus, et dès le 27 Novembre 2014, elle arrive à la maison. Les débuts sont chaotiques, on ne se comprend pas, elle me fait peur, et j'ai la nostalgie de Nina. Mais on s'accroche, on avance, et on va y arriver !
 
 

Tags : Presentation.

Mon parcours. 17/10/2011

 
Tous sont entrés dans ma vie,
et l'on changé différemment, chacun à sa manière.
 
 
Mon parcours.
Nortal.

Nortal est le premier cheval que j'ai rencontré (depuis mes 3 ans) et duquel j'ai appris beaucoup. Seule. C'est un cheval qui appartenait à mon institutrice de CM1 et que j'aurais pu monter si l'envie avait été au rendez-vous. J'ai passé beacoup de temps avec lui, sous tous les temps, mais ce n'était pas le cheval le plus facile de la horde. Timide mais curieux, il m'a apporté des connaissances sur le comportement équin qu'aucun livre n'aurait pu m'apporter jusque là. J'ai passé des heures et des heures à le caresser, à le brosser, lui faire les pieds et l'observer. Qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige je n'ai pas hésité à lui rendre visite. Au bout de deux ans, il connaissait mes horaires d'arrivée et de départ et me suivait sans arrêt, il cherchait après moi parce qu'il savait qu'à chacune de mes venues, j'apportais un petit morceaux de pain sec et dur. C'était notre petit rituel à nous. Il était pour moi le début de mon aventure, ma "période d'essaie", mon plus beau souvenir. Il m'a appris l'approche du cheval. 




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Mon parcours.
   Azia.

Azia, c'est un petit peu la star du blog, mais aussi ma plus belle aventure. Azia est la pouliche "surprise" de mon institutrice de CM1. J'ai été l'une des premières à avoir vu la petite, et surtout l'une des deux seules à avoir pu l'approcher et la caresser en présence de sa mère. J'ai rapidement pu créer un lien avec elle et c'est naturellement que chaque soir, j'allais la voir. Je suis longtemps restée loin d'elle, a l'observer dans le calme le plus total. Et puis elle est d'elle même venue vers moi, elle a d'elle même décidé de jouer avec moi. Alors âgées de tout juste dix ans, j'ai appris grâce à elle à observer un cheval, à le brosser, à dialoguer avec lui par le corps, j'ai appris la patience et enclenché une recherche sur le comportement équin. Elle m'aura appris à avoir conscience de moi et des autres. Elle m'aura illuminer sur la philosophie actuelle. 




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Mon parcours.

    Leader.

Leader était mon chouchou dans mon premier club. Je l'ai monté pour la première fois en Juillet 2011, dans une séance de plat, une séance très simple qui s'était avérée difficile pour moi. Leader est un poney de propriétaire mis au paire. Un poney qui a son caractère et qui peut être très doux et très gentil, tout comme il pouvait être infecte et méchant. Je l'aimais parce qu'il ne me laissait jamais droit à l'erreur, parce qu'il était chiant et confortable. C'est grâce  lui -entre autre- que j'ai pu évoluer dans ma monte et dans mon approche du cheval au box. Il m'accueillait cul en avant, oreilles en arrière, et il m'est arrivé de ne jamais pouvoir rentrer sous peine de bottage ! Mais sans expliquer pourquoi, je m'étais très attachée à lui et à ce qu'il était. J'ai fait mon premier Gymkana avec lui, où nous avons terminés derniers -5eme- de ma faute parce que j'avais zappé une étape, mais il avait été extraordinaire. A l'époque, j'aurais juré qu'il était le cheval de ma vie. Il l'a été, un temps.





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Mon parcours.
    Sucanel.

Sucanel aurait pu être le poney de ma vie, mon univers et mon avenir. Je l'ai connu dans mon second club où j'ai passé mon second galop. La première fois que je l'ai monté, on m'avait prévenu qu'il était infecte, méchant, dangereux, incontrôlable et sans sentiment. Pourtant, j'ai découvert un poney difficile, certes, mais absolument génial, avec qui tu peux apprendre et faire des erreurs, avec lequel tu tombes, avec lequel tu te fais mordre, mais avec lequel tu te sens en vie. Après la première monte, Laurie, ma monitrice, me l'a toujours décerné. Saut, plat, dressage, j'avais le droit à tout et dieu sait que cela n'a pas été facile mais j'ai beaucoup évolué grâce à lui et il a été un enseignant tortionnaire et formidable ! Malheureusement, Sucanel appartenait à une amie de Laurie, chez laquelle il est reparti avec ses soeurs et sa mère et Laurie aussi est partie. Cette séparation m'aura définitivement coupée des clubs.




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Mon parcours.
Nina et Golfite.

Tout le monde connait Nina et Golfite, ma dernière histoire, mon histoire actuelle et passée. Mon histoire la plus belle et la plus riche jusqu'aujourd'hui. Grâce à elles, j'ai appris à m'occuper d'un cheval, à faire des soins, à écouter le cheval, à faire les box, à nettoyer les parcs, les plaies, bref, j'ai appris à avoir un cheval à la maison. J'ai aussi beaucoup appris dans la monte. Galoper, trotter, sauter, gérer le terrain varié en extérieur. Elles m'ont donné le goût de l'extérieur et de la balade, elles m'ont fait réaliser la différence entre le monde équestre (club, pension...) et le monde du propriétaire particulier. J'ai compris avec elles que monter n'était pas vital, et j'ai appris une approche bien plus naturelle et loin de la commercialisation du monde équestre. Elles m'ont redonné confiance en moi et j'en suis devenue propriétaire officielle. J'ai monté des projets et maintenant en retraite, je comprends l'intérêt d'avoir un vieu cheval chez soi. J'ai appris à vivre. ♥



 Inspiré par Aurore-de-chardet

Tags : tartine - mon parcours équestre - équitation - cheval - chevaux

MAI 2018 02/05/2018

MAI 2018


 
Mardi 01 Mai 2018 | On est VRAIMENT sur la bonne voie ! 
 
Aujourd'hui c'est férié, je suis en repos, donc je n'avais strictement rien prévu. Le matin avec Thierry et Guillaume on part à 7:00 dans le bois chercher du muguet et en revenant je m'occupe de faire les paquets pour les voisins. Comme il faisait pas mal froid j'ai juste attendu une éclaircie après manger pour aller brosser Golfite. En arrivant avec ma brosse, je vois que Nina se couche. Je ne voulais pas du tout la déranger et je voulais la contourner pour aller voir la vieille. Or, en arrivant devant Nina, elle m'a regardé, je me suis assise près d'elle et on a fait des câlins à foison. Elle s'endormait. Au bout de cinq ou six minutes, Tartine s'approche de nous, vient mettre son bout du nez sur mon visage, s'éloigne un peu. Golfite s'approche aussi et là, je vois la blonde, à 60cm de ma tête, se coucher dos à moi. C'était trop émouvant !!! Et sans m'y attendre, Golfite se couche elle aussi derrière nous dans un souffle de détente.... J'étais bouche-bée. Golfite, qui a horreur qu'on la dérange, qui ne m'acceptait jamais près d'elle vient de se coucher à moins d'un mètre de moi. J'avais en plus le cul de Tartine à hauteur de ma tête, toute proche... Couchée sur le flanc, qui ronfle. C'était tout simplement dingue. Je caressais Nina, j'étais trop heureuse et au bout d'un quart d'heure j'entends du bruit, Golfite aussi. En me retournant je vois que Thierry prend des photos avec son téléphone. Un moment donné il me dit de me coucher sur le dos et que Nina s'étalera. Aussitôt dit aussitôt fait, Nina se couche avec beaucoup de précaution de tout son long près de moi, la tête sur mon épaule, qui me ronfle dans l'oreille. J'étais en extase complet.... Thierry s'en va pour nous laisser et après quelques minutes Tartine se relève, Nina se remet en vache. Je les caresse, je les regarde et je me couche sur le ventre. D'un coup Nina pose sa tête par terre, je la caresse tranquillement. Et voilà qu'à ma gauche Tartine se recouche de tout son long, la tête de mon côté cette fois. En rêvant elle a faillit me mettre un coup de tête. J'étais entre mes deux gros veaux, couchée. Au bout d'une dizaine de minutes tout le monde se lève pour se rendormir debout, au repos, dans le calme. Du coup je les ai laissé et j'ai préféré repousser le pansage au lendemain ♥
 
 
Vendredi 04 Mai 2018 | Un moment magique avec Golfite – On y arrive !
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MAI 2018
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Ce matin comme je devais partir tôt au travail je n'ai pas pu voir les filles mais en revenant je leur ai redonné la pierre de CMV, qu'elles adorent ! Je ne me suis pas attardée parce que je devais aller faire des courses. En revenant je décide d'aller voir les juments (tiques, mue, pieds, etc...) comme tous les jours et Golfite est la première. Si depuis quelques années on travaille ensemble (relationnel, bien-être, intelligence émotionnelle,...) ce soir, c'était une belle déclaration de sa part. Peut être moins intense que Mardi, mais c'était chouette. En arrivant donc je vois qu'elle a vraiment perdu beaucoup de poil au niveau du dos, donc je tire les poils par poignées pour l'aider. Au premier contact elle s'est détendue d'un coup d'un seul, comme on lâcherait un élastique tendu. C'était dingue. Ses yeux se fermaient, elle mâchouillait, baillait, la tête de plus en plus basse. Un moment donné je vois qu'elle tourne sur elle même jusqu'à venir poser sa tête sur mon épaule, dans une extrême délicatesse. Elle était à la fois super-attentive et à la fois super-relaxée. C'est une grande première de la part de Golfite de venir demander qu'on la gratte sous le cou alors qu'il y a encore un mois, elle aurait plaqué les oreilles, secoué la tête et contracté l'arrière-main. Évidemment, en graduant l'intensité, j'ai grattouillé, caressé, pour situer les points sensibles et agréables et surtout pour savoir la force que je devais y mettre. Peu à peu, en commençant par juste frémir des lèvres, elle a fini par faire le chameau comme Nina, sans le claquement de dent. Elle s'étendait tellement, mais tellement, elle adorait ça. J'ai même pu lui toucher complètement la tête (chose encore impossible il y a une semaine!), lui faire des bisous sans qu'elle ne se contracte ou bronche d'une oreille. Elle était toute endormie. Pour beaucoup cela ne représente rien que de la normalité, mais croyez-moi, on a avancé et on tient le bon bout. Ma vieille bourrique de 32 ans est enfin à peu-près en harmonie avec elle-même et avec les autres. Juste... MERCI !
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Mercredi 09 Mai 2018 | Massage/pansage .... On se fait virer des box !! 
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Petite visite après les cours. En arrivant les juments m'appellent et me font comprendre qu'elles sont bien là, sauf Golfite qui est beaucoup trop loin pour m'entendre. Je décide très vite de prendre une brosse dure et un cure-pied pour aller faire les soins, comme tous les jours. Je commence par Nina qui a une pourriture de fourchette pas jolie à cause de la mue. Je la caresse et la brosse mais elle quémande sans arrêt les mamelles. Je passe ensuite à Tartine mais Nina vient entre nous et pour éviter de batailler je décide d'y revenir plus tard et je me tourne vers Golfite. Elle m'a regardé arriver, m'a sentie, s'est rapprochée de moi. Son nouveau poil a super bien repoussé, ce qui fait que j'ai pu tirer le maximum de poil d'hiver restant. C'est pas très esthétique mais ça a vraiment bien repoussé, c'est tout propre ! En la caressant sur le haut de l'encolure j'ai eu une jument qui s'étend, qui cherche le contact et qui se détend !! Et pour moi, c'est encore tout nouveau et vraiment appréciable. La Golfite de 2012 n'a rien à voir avec la version 2018. Quand elle décide de remettre la tête par terre, je vais de nouveau voir Tartine. Je la brosse, je la caresse et je décide de la mobiliser un peu et de l'étirer. Plie d'encolure, des deux côtés de façon à être symétrique, tension des membres antérieurs vers l'avant, baisser la tête pour étirer l'angle tête/nuque, extension du dos par la queue et enfin contraction des abdos pour relever le dos et tendre les dorsaux, de chaque côté pour être symétrique. Globalement une jument volontaire et à l'écoute qui manque de souplesse. Elle semble assez contractée au niveau de l'articulation temporo-mandibulaire mais avec ce genre d'exercice ça devrait aller en s'améliorant. Aucune douleur cependant. De même pour l'exercice abdominal qui semble difficile et désagréable pour elle. Aucun signe de douleur mais plutôt une forme de méconnaissance de l'exercice, ce qui expliquerait qu'au travail elle ne cherche pas à relever son dos. Et puis on a eu la visite du propriétaire des "box". Il nous dit illico de vider les box pour les potentiels acheteurs de la vieille cabane. Gros coup de massue. De colère on prend directement le tracteur et on est parti faire 7 becs-à-benne de fumier. Il en reste deux pour le lendemain matin qu'on fera tranquillement en même temps de ramener toutes les affaires. On ne sait pas comment faire pour cette hiver. Deux idées sont en cours de "négociation", à voir donc pour le moment.... 
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Vendredi 11 Mai 2018 | Travail en longe + Golfite
 
Je ne peux plus passer outre ce problème, Tartine est trop grosse. Elle n'est pas encore obèse, pas encore susceptible d'être fourbée, mais pour éviter ce problème j'ai décidé de la longer. [Bien entendu j'ai passé plusieurs heures avec elle dans la journée avant de la faire travailler]. Ca n'a duré qu'une vingtaine de minutes avec beaucoup de transitions ascendantes et descendante entre le pas, le trot et l'arrêt. A gauche j'ai une jument qui connaît son travail mais qui ne veut pas engager. Comme je suis dans le champ, elle profite de la pente pour précipiter et de la montée pour ralentir et désengager complètement, voire s'arrêter pour regarder les copines. Du coup j'ai vraiment cherché à l'avoir connectée et même si en soit, elle était attentive, elle ne voulait absolument pas se tenir et faire des efforts. A chaque arrêt (demandé) elle mâchouillait, signe d'une tension ou d'un (micro) stress lors de l'exercice. J'ai beaucoup caressé et je suis passée à main droite. Là on sent qu'elle a vraiment beaucoup de mal donc par acquis de conscience je vais faire venir l'ostéo. L'exercice à main droite c'était d'avancer, d'engager au mieux et de vraiment faire un effort. Dur dur pour elle comme pour moi où plusieurs fois je dois me fâcher et secouer la longe pour qu'elle cesse de raccourcir son cercle. Je voulais qu'elle cherche à s'étirer et décoincer cette main droite difficile. Je l'ai lâchée à l'autre bout du parc pour qu'elle galope jusqu'aux copines où là, bizarrement, elle a de l'énergie ! Le soir j'ai passé un peu de temps avec Golfite, la câliner, et j'ai filmé pour observer tous les observables possibles (vidéo). Nina elle, n'a fait que demander les mamelles. Au bout d'une heure je suis rentrée.
 
Samedi 12 Mai 2018 | Travail en longe #2
 
Aujourd'hui, j'étais sur place toute la journée, mais je n'ai commencé à vraiment m'occuper des filles qu'à partir de 16 heures. J'avais pas mal de boulot avant et comme d'habitude, on a fait des câlins, des bisous, j'ai vérifié et curé les pieds, j'ai brossé tout le monde. Vers 17h je vais chercher Tartine qui cette fois, ne cherche pas à s'éloigner. Je lui cure les pieds, je la caresse et seulement là je lui mets la longe autour de l'encolure. Elle m'a suivi d'un très bon pas. Je lui ai mis le licol, je l'ai brossé tranquillement en appuyant bien sur les zones qu'elle apprécie et j'ai pris la longe de travail. Pour éviter tout conflit et la mettre dans le confort je commence à main gauche. Déjà je la sens davantage dans l'impulsion et surtout, elle est régulière ! Ce qui est appréciable c'est que même au pas, je peux la laisser sur un cercle de 25m sans problème. Les transitions pas-arrêt sont fluides et immédiates et systématiquement Tartine revient à moi. Un vrai bonheur. A certains arrêts elle mâchouillait un peu, signe de micro-stress ou bien une forme d'inconfort. Je la caresse très fort et je passe à main droite. Au pas une jument très régulière, sur un cercle beaucoup plus fermé. J'ai remarqué qu'à cette main elle cherche à couper le cercle. Du coup au trot, dans son arc de cercle elle est bien, régulière, bonne attitude, mais au moment où elle coupe son cercle, on sent une boiterie au postérieur droit. En ligne droite ça ne le fait pas, au pas et au galop non plus, sur une jolie courbe non plus.... Les transitions trot-pas étaient anticipées et elle s'arrêtait parfois (parce que je pensais à l'arrêter et je pense qu'énergétiquement mes ordres n'étaient pas clairs).A la fin j'ai réussi à avoir un tour de galop, je l'ai caressée et j'ai laissé là dessus. Elle a bien transpiré donc demain je vais la laisser tranquille même si je voulais faire des longues rênes. Il ne faut pas abuser !


Mercredi 16 Mai 2018 |  Balade en longues-rênes ! 
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MAI 2018
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Aujourd'hui, entre deux averses et après les cours, je me suis mis un coup de pied aux fesses et j'ai décidé de partir en balade en longues-rênes avec Tartine. Quand je suis arrivée avec Thierry, la blonde était sous l'arbre, Golfite au fond du parc et Nina est venue nous dire bonjour. Pendant je mettais le licol et curais les sabots de Tartine (d'ailleurs elle donne vraiment mieux les pieds !!!), Thierry a décidé de la brosser. J'ai mis le tapis, le surfaix, le filet, les longues-rênes et on est parti. Au départ, globalement, j'ai une jument volontaire mais qui ne se décide pas entre partir balade ou rester avec les copines. Elle s'est plutôt bien arrêtée au stop, elle était à l'écoute mais on sentait que c'était difficile pour elle de se séparer des copines. Une fois bien encadrée, elle s'est laissée "guider". On a marché, trotté, j'ai tenté des arrêts. C'était vraiment pas si mal. Je monte donc au dessus du chalet jusqu'au coin des abeilles où je m'amuse à marcher. Je fais demi-tour et là, la jument se déclenche complètement. Retour aux copines. Je l'ai laissée marcher dans l'herbe mais les vaches nous ont littéralement sauté dessus. Heureusement que Tartine connais et qu'elle n'a pas du tout réagit, parce que moi je n'étais pas rassurée. Peu de temps après Thierry me demande de la prendre. Heu... Pourquoi pas. Donc je lui laisse. La jument au départ fait du droite/gauche et le temps de comprendre que l'homme n'a qu'un bras, elle s'est calée sur lui et elle l'a vraiment bien écouté. Une fois proche des habitations je l'ai reprise. On a croisé une amie et son garçon donc j'ai arrêté Tartine au bord de la route, elle n'a vraiment pas bougé et n'a pas tiré pour retourner voir les filles. Je l'ai laissée dans le parc, lui ai fait plein de bisous et elle est partie avec sa copine Golfite. 

AVRIL 2018 05/04/2018

AVRIL 2018

  
Jeudi 05 Avril 2018 | Sortie sur les chemins...
 
Après cinq jours de weekend loin des filles j'étais vraiment heureuse de les retrouver. Plus jamais je pars loin d'elles si longtemps ! Après les cours je suis donc allée les voir, j'ai préparé deux piquets, deux fils, que j'ai tendu sur le chemin derrière les box, j'ai licolé les juments et je les ai lâchées dans la parcelle de chemin. Elles étaient trop contentes, et même le soleil s'est joint à nous. Elles étaient excitées d'être dehors en semi-liberté, elles ruaient, galopaient. Seul problème, elles n'ont pas réussi à se rouler. J'ai passé un bon quart d'heure avec Nina à la papouiller, elle adorait ça. J'étais carrément assise sous elle, en totale confiance. Mais c'est quand même impressionnant. J'ai voulu câliner Tartine et Golfite mais elles étaient bien trop nerveuses pour ça. Donc je leur ai foutu la paix. Elles ont bu dans le petit fossé, Nina a manqué de s'enfoncer dedans et d'y tomber en voulant manger l'herbe de l'autre côté. Vexée, elle en est partie loin ! Au bout de deux heures et demi (donc 17:30) ça commence à sérieusement se couvrir donc on les rentre aux box, on s'occupe d'elles, je leur fait plein de câlins et je remonte au chalet manger un petit truc. Là, ma Pâquerette m'a fait une grande fête, les deux autre chats sont venu me dire bonjour et me quémander à manger. Je suis partie bien plus tard que d'habitude ! [VIDEO]


Samedi 07, Dimanche 08 Avril 2018 |  Problèmes et détente !? 

Ce weekend il fait tellement beau que Vendredi soir on a sorti les juments au parc. Elles étaient vraiment trop heureuses de sortir donc j'ai passé une bonne heure à les regarder. Samedi je suis allée faire des courses et j'ai pique-niqué dans le parc avec Thierry et Guillaume. Mais l'ambiance était pas au top avec une vraiment grosse mauvaise nouvelle. Du coup on garde la chienne de Guillaume à Circourt. Et en moins d'une heure je lui ai retiré 5 tiques qui lui marchaient dessus. Thierry en a choppé une et moi une tique me marchait dessus. J'ai pouillé les juments et à priori ça devrait aller pour l'instant mais c'est vraiment la cata. Dimanche j'ai fait le taxi donc je suis passée en coup de vent le matin et le soir pour donner du foin et voir si le terrain supportait. C'est nickel !


Lundi 09 Avril 2018 | Envahies de tiques !

Ce matin je n'ai pas eu le temps de passer voir les juments, alors j'y suis allée cet après-midi. A la base je voulais partager un moment détente et câlin avec elles et remettre du foin et de l'eau. Mais quand j'ai vu les tiques sur la chienne, je me suis munie d'un tire-tique, d'une pince à épiler et d'un récipient et j'ai pouillé tout le monde. Tartine en avait 9, en grappe, une horreur. Des mâles, une femelle porteuse et le reste des nymphes. Nina en avait une grappe mais beaucoup trop petits pour les choper donc j'y retourne demain voir s'ils ont poussés et Golfite n'en n'avait qu'un. Par contre, ma vieille trotteuse n'est vraiment pas belle. Autant elle mange super bien, les dents sont faites, autant elle a maigrit !! Donc je vais vermifuger et aviser si elle ne reprend pas d'état. Je suis restée longtemps avec elles mais j'ai fini par rentrer tellement ça me grattait de voir tant de bestioles. 

Mardi 10 Avril 2018 | Visite rapide.
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Aujourd'hui je ne suis pas forcément d'humeur donc je décide que ce sera une visite rapide pour voir si tout le monde va bien. Je constate que Golfite est (très) calme mais qu'elle mange. On a repousser un peu les fils pour qu'elles mangent du vert en plus du foin. J'ai passé un coup de brosser sur Golfite qui s'est laissée faire, j'ai fait deux trois photos d'elles et comme il s'est mis à pleuvoir je partie après plus d'une heure. 
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Mercredi 11 Avril 2018 | Soins, câlins et entretien. 
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AVRIL 2018
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Cet après-midi je n'avais pas cours alors je suis descendue voir les juments. En arrivant je vois que Thierry est prêt à partir, il me dit qu'il va brûler des branches dans le terrain. Je propose de l'aider et de poser la caméra dans un coin histoire de filmer les juments. Je leur donne un morceau de pain chacune, Tartine est excitée et montée sur ressorts et le vent est infernal. Le temps que Thierry prépare sa tronçonneuse et tout le tintouin je vais câlines les bêtes. Nina raffole des grattouilles aux mamelles, Tartine refuse que je l'approche pour l'instant et Golfite ne me semble vraiment pas en état. Bref je m'occupe du feu et entre temps on magouille avec la clôture pour essayer de les faire manger au plus près des arbres... Sans qu'elles ne mangent les arbres. A 16:00 je propose de redescendre parce que j'ai soif, la chienne aussi. Une fois au chalet je dis que pour moi, Golfite perd de l'état. On est d'accord là-dessus, elle n'est pas belle. J'avais le choix : mettre la couverture et donner encore plus de foin ou lui donner une ration d'1,5L de complément avec des oligos. Je trouve un seau, je prépare la ration, je mélange les oligos et le liquide vitaminique et on remonte. Elle a super bien mangé, elle est allée boire. En même temps j'ai mis le produit vermifuge dans l'eau comme ça c'est fait. Je suis restée encore une bonne demi-heure mais avec ce vent impossible de faire quoi que ce soit. Donc maintenant on entame une vilaine routine : donner la ration tous les soirs et vérifier l'évolution sur un mois d'abord. 
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Jeudi 12 Avril 2018 |  Soins + exercices à pied. 
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Ce soir je ne suis pas restée très longtemps même si l'envie ne m'en manquait pas. Du coup avec Thierry on a redonné du foin, on a rempli la cuve d'eau et j'ai remis une dose de produits vermifuge à base de plantes. J'ai aussi préparé la ration de Golfite qu'elle a mangé un peu trop vite à cause de Nina qui cherchait à mettre la tête dans le seau. La prochaine fois je penserai à les séparer. Après ça, comme il faisait super beau et bon, sans vent, j'ai décidé de rester en liberté et de revoir brièvement les bases avec Tartine. Baisser la tête, plie d'encolure, décaler les hanches, mobiliser les épaules, reculer. Elle était vraiment parfaite. On a fait plein de gros câlins et j'ai même réussi à l'avoir très calme face à la chienne ! Il n'y a pas à dire, quand il n'y a pas de vent, cette jument est un crème et on pourrait en faire tout ce qu'on veut. J'étais bête de prendre son comportement de Mardi (trop) personnellement, alors qu'en faite elle cherchait juste à se gérer elle-même face au temps. Il est clair aussi que je ne vous raconterai pas toutes les soirées soins, parce que ce serait clairement inutile, long et rébarbatif. On fera un récapitulatif d'ici une semaine ou deux pour voir l'évolution de Golfite. 
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Samedi 14 Avril 2018 |  Changement de parc 
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Aujourd'hui comme prévu on change les juments de parc. Donc toute la matinée on a planté des piquets et tendu des fils sur plus d'un hectare et demi. C'était pas une mince affaire et on était contents d'en finir. A 11 heures je les descends dans le parc, donc. Elles étaient bien heureuses. Toute la journée on était après le parc, j'ai vérifié les tiques, j'ai caressé tout le monde et finalement je me suis posée au soleil comme une loque. C'était agréable. Le soir je prépare la ration de la vieille, je lui donne, j'écarte les autres et je resterai encore une bonne heure avec ! 
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Dimanche 15 Avril 2018 |  Ration + curage des pieds + câlins
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AVRIL 2018
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Ce matin on a des modifications à faire dans la clôture. On rentre, je prépare tout pour le soir (ration etc...), je vais mettre du produit vermifuge dans l'eau. Comme je vois que les pieds sont délicats je décide de les curer, ça me permet de voir où en est la repousse. Clairement il faut de nouveau les faire mais c'est pas urgent du tout, c'est surtout pour éviter d'avoir masse de boulot d'un coup. Le soir j'y retourne, je mets Golfite dans un sas pour qu'elle mange sa ration tranquillement. Au bout de vingt minutes je la relâche et tout le monde me suit au trot jusqu'à l'eau. Je resterai deux heures et demi avec elles avant de rentrer à cause de la fraîcheur. 
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Lundi 16 Avril 2018 |  JE VAIS EN FAIRE DU STEAK !! 
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Ce matin je pars de Circourt pour aller en cours. Donc obligatoirement je me lève plus tôt pour pouvoir profiter des juments à la rosée du matin... Je dois avoir trop de chance dans ma vie pour qu'on me laisse ce petit moment de tranquillité. En arrivant je vois qu'elles sont en dehors du parc (parcelle du PP) et qu'elles sont en plein milieu du terrain dans la parcelle d'herbe qu'on voudrait garder. J'entends que le courant claque et je vois que le fil est arraché sur plus de 100m. Je remonte en vitesse dans la voiture direction le chalet, je prends trois longes et j'y retourne. Tartine ne me laisse pas du tout l'approcher, elle m'énerve, elle réagit comme si je la battais. J'essaie de ne pas perdre patience et je m'occupe des autres. Une fois les deux de l'autre coté du fil, je fais chercher Tartine qui me fait gambader dix minutes. Mes converses et mon jean sont trempés, j'ai froid, je suis malade et voilà qu'elle m'emmerde. J'essaie de me calmer u maximum, je la choppe. Je baisse le fil préalablement réparé en catastrophe. Tartine se prend les pieds dedans, elle galope, elle casse le fil sur autant de longueur, les deux autres se barrent et Tartine menace de me casser le reste de clôture. Cette fois je refais un essai mais je suis à la limite de la crise de nerfs. Je suis à la bourre, je suis trempée, je suis déjà suffisamment malade, je suis fatiguée.... Le dernier essaie est concluant, tout le monde est rapatrié, mais il me manque une longe. Je dépose les deux qui me restent au chalet en disant bien à Thierry que je m'en occupe pour la retrouver ce soir. Après cette catastrophe sous un magnifique soleil je me dépêche de rentrer ! Le soir j'y retourne, les juments sont bien mais elles sont en chaleurs et insupportable. Je donne la ration à Golfite dans le sas, qu'elle menace de foutre en l'air. Je relâche tout le monde et un moment donné on décide de repousser le fil pour donner un peu plus d'herbe... Golfite part au galop, le fil contre le poitrail. HEUREUSEMENT !!! que les deux autres n'ont pas réagit tout de suite et que tout s'est bien terminé mais j'ai dû aller chercher Golfite à l'autre bout du terrain. 
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Mardi 17 Avril 2018 | Je remonte à cheval avec M !
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AVRIL 2018

Comme prévu, et cette fois on s'y tient, M vient passer l'après-midi avec moi. A la base j'avais pensé à aller en carrière pour remettre Tartine au "travail". Puis finalement, vu les événements de la veille j'ai décidé de tendre un fil dans le parc et d'y amener tout le nécessaire. J'avais prévenu M que suivant l'humeur de la jument, on ne pourrait pas forcément aller au bout de notre idée. En arrivant je caresse tout le monde et je tends mon fil. Je laisse M dire bonjour aux filles, on sort les affaires et après un petit quart d'heure je lui propose d'aller chercher la jument avec une longe (j'avais zappé le licol). Golfite nous suivait aux fesses puis finalement elle est partie de son côté. On a passé facilement une heure à brosser, masser la jument, la coiffer, lui retirer les tiques, vérifier les pieds, la papouiller. Elle s'endormait sous nos doigts. Ensuite je prends le filet en prenant en compte le facteur dents. Je lui passe les rênes sur l'encolure, je lui présente le mors que je pose sur ses lèvres. Pas besoin de faire quoi que ce soit, elle a ouvert la bouche, baissé la tête et je n'avais plus qu'à mettre la têtière. Une réponse qui fait du bien et qui montre enfin la bonne santé buccale !! Je cherche d'abord à la longer aux deux mains au pas et un tout petit peu au trot. Jument régulière mais paquebot à main droite, à l'écoute dans l'ensemble. Une fois qu'elle a trouvé son équilibre (après une dizaine de minutes avec des temps de pause) je la laisse souffler et on l'amène à la baignoire d'eau. Elle n'a pas soif, mais je la mouille pour éviter le trop de chaleur. On repart, je mets la selle et je la longe. Une jument bizarre d'abord, je ressangle et là nickel ! Elle part deux fois en coup de cul au même endroit, quelque chose qui la dérangeait dans la haie donc je l'arrête, je lui montre et c'est passé. Je veux vraiment qu'elle se détende et qu'elle trouve son centre avec la selle donc je la fait beaucoup marcher aux deux mains. Au moment où elle montre de l'assure et de l'engagement je mets M à cheval mais je me rends compte que j'ai zappé les étriers. Tant pis. D'abord je la garde en longe mais la jument ne répond PAS DU TOUT donc je me mets à cheval et elle s'enclenche. Je pense que la longe était contradictoire avec la mise en avant. Du coup je la marche beaucoup, rênes mis longues pour qu'elle trouve son centre et qu'on s'équilibre toutes les deux. Je raccourcis mes rênes et j'essaie de voir un peu ce qu'elle peut me faire. Bizarrement, à droite elle s'est super bien incurvé, à gauche beaucoup moins mais pas grave. Une fois équilibrée je descends de la jument et je remets M à cheval un petit quart d'heure. Pas et trot ! Une jument bien. Je veux essayer aussi et elle était vraiment formidable donc je ne l'ai pas embêtée plus de dix minutes. On range tout, on lâche les fauves. M donne la ration à Golfite pendant que je vais donner du pain aux deux autres. On est rentrées claquées vidées !
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Mercredi 18 Avril 2018 |  Visite quotidienne + étirements. 
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Ce soir, visite de routine comme d'habitude depuis une semaine. Je prépare la ration de Golfite et je mets tout dans la voiture. Je dois aussi modifier une parcelle de clôture donc je prends la masse et enfin la pompe à eau. Première chose en arrivant, on change l'eau et ça n'a pas fait de mal. En modifiant une partie de la clôture (trop de piquets blancs pas solides dans un même secteur...) j'ai redonné un peu d'herbe histoire qu'elles ne cherchent pas à aller de l'autre côté (comme ce matin, apparemment...). Et puis je monte donner la ration de la vieille. Pendant qu'elle mangeait tranquillement j'ai fait des étirements à Tartine. Comme je l'ai sentie assez raide à droite la vieille et comme elle avait été parfaitement détendue et échauffée j'ai voulu rester dans cette optique. J'ai donc fait des plis d'encolure à droite et à gauche deux fois de chaque côté, j'ai étiré les membres antérieurs. Au départ c'était compliqué et pourtant, elle cherchait à étirer son muscle. Quand je prenais l'antérieur droit elle tendait l'encolure en bas à gauche et inversement avec l'antérieur gauche. J'ai ensuite fait les postérieurs où au départ c'était très très raide à droite, elle était tendue. J'ai bien senti que ça bloquait donc comme je ne suis pas ostéopathe je l'ai laissée s'étendre d'elle-même, reposer, ré-étirer... Jusqu'à entendre un "clac!", voir la jument se détendre, souffler un coup, reposer le membre au carré et la voir bailler. Je passe au PG où là, aucun soucis. Je repasse aux antérieurs où cette fois tout est bien souple et détendu et le postérieur droit où cette fois elle est nickel. Je refais quelques plis d'encolure et je sens que cette fois c'est bien plus fluide que la première fois. Je la laisse, je vérifie les tiques et j'en retire deux et je finis par l'observer. Elle baille, elle est détendue, bref, c'est gagné. Tout a été fait correctement et c'est génial. Je reste ensuite une heure assise dans le parc et avant de partir Nina me suit partout donc pendant une dizaine de minutes je lui gratte les mamelles. J'adore mes juments ! 
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Vendredi 20 Avril 2018 | Parage et soins des pieds.
 
Ce soir je vais voir les juments vers 16h. J'avais prévu de faire l'entretien des pieds et après de grandes discussions et recherches, j'étais dans une optique «éthologique». En arrivant, je mets le seau de grain de Golfite dans le SAS, la vieille vient d'elle-même et attend que je lui ouvre la porte. Pendant qu'elle mange, en constatant que Nina me regarde très attentivement je commence par elle pour le parage. Une longe autour de l'encolure et c'est parti. Et bien je ne sais pas ce que j'ai foutu lors du parage du mois dernier, mais autant dire que c'était pas joli, c'est comme si j'avais rien fait. On dira seulement que j'ai «limité» les dégâts le mois-dernier et que cette fois-ci, je finalise vraiment tout ! Alors j'ai vraiment pris mon temps en restant attentive aux besoins et aux humeurs de la jument. Elle était super embêtée par les mouches mais pour les antérieurs je n'ai rien eu à dire. J'avais du travail mais Nina se portait relativement bien, elle n'a bougé que deux fois quand j'ai tardé à la laisser poser le pied. Pour les postérieurs c'était déjà plus délicat. On sent que l'arthrose commence à prendre du terrain et qu'il serait nécessaire de la mobiliser. Elle était bien bloquée... Donc j'ai appelé Thierry pour qu'il vienne m'aider ne serait-ce qu'à porter le pied pour que je puisse travailler correctement mais il est monté en pression, a dégénéré jusqu'à décider de s'en aller. Il m'a laissée seule avec Guillaume qui a gentiment accepté de tenir la jument. Au bout des deux postérieurs j'étais claquée. J'ai ensuite pu m'atteler à Tartine. Guillaume me l'a tenue calmement, assis sur son seau. Elle était vraiment très calme et posée, elle se tenait. Bien plus respectueuse que Nina en tout cas. A 19:30 j'avais seulement fini les antérieurs. On avait faim donc je laisse là-dessus, on la lâche et on rentre. Je suis contente et satisfaite d'avoir su garder mon calme dans une situation qui, quelques jours plus tôt, m'aurait tout fait lâcher.


Samedi 21 Avril 2018 | On a bien bossé : Nettoyage/soins de printemps !
 
Aujourd'hui j'avais prévu deux choses. Partir en course pour acheter des fer-à-béton pour les clôtures et finir les pieds de Tartine. J'ai fait les deux, et bien plus encore. Le matin une idée me prend, après les courses, de faire le parage des ânes. Autant le faire quand je suis en week-end et qu'il fait beau ! Lionne était relativement calme et j'ai fait les quatre pieds sans trop de problème. Comme Hypocras venait nous déranger, Lionne l'a chassé plusieurs fois et au dernier essai je me suis pris un coup de sabot dans le tibia droit. Aïe. Je ne lui en n'ai pas trop voulu mais je lui ai fait comprendre qu'elle ne devait pas recommencer. Hypocras n'étant pas urgente j'ai fait Artifice en priorité. Cette ânesse est mauvaise et on ne s'est jamais trop entendu mais là...Elle m'a quand même coincé contre le barbelé avec son cul et a menacé plusieurs fois de me botter. Vu l'état des pieds j'ai dit à Magalie et Nicolas qu'il fallait faire venir la pareuse. J'ai donc appelé pour eux, pris rendez-vous pour Mardi prochain. Après manger on décide tous spontanément d'aller vider la stabulation des ânesses. J'ai eu un énorme coup au c½ur en revoyant Rina là, souffrante, achevée... Mais au bout de quatre heures de travaille on avait terminé. 17:30 je fais la ration de Golfite, j'ajoute des carottes, prends le matériel de parage et on descend au parc. Pendant que la vieille mange je prends Tartine en cordelette. Sur le postérieur droit je n'ai rien eu à redire. Elle était lourde mais pas désagréable. A gauche c'était plus compliqué, elle refusait de donner le pied, elle manquait de souplesse. Entre temps je sors Golfite du SAS , je reprends mon travail et voilà que la jument se barre au galop. Je demande à Thierry de la retenir et il m'engueule comme une vraie merde, me dit que j'ai pris cette « putain de responsabilité, qu'il préférerait de loin appeler le maréchal » et que je devais me démerder et assumer. Je comprends pas pourquoi il est comme ça juste parce que je demande de tenir la jument... M'enfin je décide de ne pas relever, j'avale ma fierté et je reprends. Elle était pas trop mal finalement et j'ai laissé là-dessus. J'ai vraiment voulu que face à Thierry et sa tension la jument soit et reste calme et en confiance. Elle est si sensible et délicate que j'ai mis du temps avant de pouvoir la sentir souffler pour de bon. Mais j'ai réussi. J'ai gardé mon sang-froid et ma positivité, ma bonne-humeur intérieure et le bonheur d'être auprès de mes animaux. De fait, ça a même détendu Thierry et on est rentré «apaisés».


Dimanche 22 Avril 2018 | Réflexion et câlins.
 
AVRIL 2018

On me connaît désormais, j'aime passer du temps avec mes chevaux, j'aime les observer, apprendre à les découvrir, échanger avec eux, me remettre en question et affiner toujours plus la vision que je porte sur eux. C'est d'ailleurs ce qui me porte depuis quelques années mais c'est une chose que j'avais peu à peu perdu de vue pour le plus grand malheur de tous. Et c'est assez indescriptible ce que j'ai vécu aujourd'hui, parce que c'est une prise de conscience cruciale. Le cheval est doté d'une intelligente. Personne n'en doute et pourtant, peu de cavaliers la comprend et la connaît. Cette intelligence, cela fait quelques semaines que je l'apprends, que je l'intègre doucement mais sûrement pour pouvoir non pas m'en servir mais plutôt pour permettre aux juments de s'exprimer et d'être en paix. [VOIR DOC]. Du coup ce matin (le Karma, sûrement!) Thierry me propose de mettre les filles autour du châlet. Il ne faut pas me le dire deux fois. En dix minutes les piquets étaient plantés et les fils tendus. On est allé les chercher. En main j'avais Golfite et Nina, un peu compliqué car elles n'avaient pas la même allure et Nina avait des cailloux coincés sous les pieds. En arrivant donc je prends mon cure-pied et je nettoie ! Elles ont mis la tête par terre et je n'ai pas cherché à les embêter du tout (en attendant j'ai mangé, lu mes deux livres...). Début d'après-midi je veux vraiment montrer le documentaire à Thierry et le revoir une énième fois. Il a vraiment accroché et moi, je me suis pris deux fois la même claque. << Punir ne sert à rien, donc les cavaliers devraient arrêter ça. Par contre, être trop laxiste n'est pas bon non plus. Le cheval qui ne plus aller à droite et à qui on laisse partir à gauche ne voudra plus jamais aller à droite, et ce sera un blocage de plus. [....] Pour aller à un même point, il y a plusieurs directions/chemins possibles. >>. Et surtout, bien que tout soit complémentaire, c'est l'approche du cheval qui m'a beaucoup importé. Donc après ça je suis allée voir Tartine et là... Miracle !! Elle s'est d'elle-même déplacé sous mes doigts pour me faire entrer dans son intimité et me montrer où est-ce qu'elle voulait être grattée. J'ai fait ça une bonne heure, j'ai continué avec Nina (même si avec elle c'est tout à fait naturelle!) et j'ai laissé Golfite tranquille parce qu'elle s'endormait à l'ombre avec deux chats entre les antérieurs. Le soir je donne la ration et retour au parc. Quand on s'en va elles sont restées à la porte et Tartine à longuement henni.


Mardi 24 Avril 2018 | Rendez-vous vétérinaire et pareuse.

Hier soir, en voyant l'état de Golfite, j'ai choisi d'appeler le vétérinaire ce matin dès l'ouverture du cabinet. Je la trouve vraiment pas belle. Je suis seule ce matin alors je prends la chienne, une longe, un licol, une étrille américaine et une brosse dure. Toutes m'attendent de pied ferme et ne veulent pas du foin. Je viens donc dire bonjour à chacune et je commence à papouiller délicatement Tartine, elle adore, elle s'endort. Je vais ensuite voir Golfite qui se détend sous mes doigts, qui se replace pour que je la gratte où elle en a envie et avec l'intensité désirée. En voyant encore tout le poil d'hiver je passe pas moins d'un quart d'heure à la brosser. Je découvre deux tiques que je retire. En attendant le vétérinaire je repousse les fils à droite, à gauche. A 11:30 seulement voilà qu'il arrive. Golfite comprend tout de suite et s'en va mais je l'attrape sans trop de problème. Je passe les détails pour aller à l'essentiel : Le vétérinaire ausculte la jument et me dit que le c½ur est parfait, les poumons aussi, que la peau semble bien. Il regarde les yeux et les dents. Il ne trouve rien à dire. Il constate cependant qu'elle a bien fondu et il propose de faire une prise de sang. J'accepte sans hésiter. J'aurai les résultats dans l'après-midi. A 14:00 Christine arrive pour venir parer les ânesses. On commence par Lionne qui est relativement calme avec peu de boulot. On enchaîne avec Artifice où là elle me remonte les bretelles. Non, je n'ai pas fait le parage tous les mois pour rattraper le vilain pied mais bon... Avec la perte de la ponette et les miennes à faire... Bref ensuite hypocras où là, les pieds sont nickels. Longs mais beaux ! Je reçois un appel vers 16:30 du vétérinaire pour les résultats. Première prise de sang parfaite, aucune trace de pyro. La seconde (pour les reins et le foie) est clean aussi. En gros, la vieille est vieille mais en bonne santé. A moi de trouver le complément adapter à elle. Il me prévient aussi que 1,5L par jour ça peut être insuffisant, il me conseille donc de bien donner des CMV et surtout donner 1L matin et 1L soir. Je suis à la fois rassurée et contente mais aussi un peu mal-à-l'aise face à des analyses parfaites et une jument pourtant pas belle. 32 ans, ok, mais quand même ! Donc je pense que Vendredi on sortira quand même en balade en main avec M et les trois juments pour qu'elles bougent et s'aèrent un peu l'esprit.


Vendredi 27 Avril 2018 | Journée et balade en dextre avec M.
 

 
Aujourd'hui c'était journée avec M. Comme prévu on arrive à Circourt à 11:00. Première chose à faire, le petit parc près du chalet sous les arbres. En peu de temps il était fait. Alors on a préparé un sac, à manger, les licols et on est parti au Grand Parc. On a mangé, on a fait un câlin aux filles et j'ai redonné à manger. Pendant ce temps j'ai sorti l'éthogramme et j'ai pris Nina pour sujet. En soit, on n'a pas pu observer grand chose sur elle si ce n'est qu'une fois à la bouffe elle a très peu de communication sociale, peu de contacts avec les autres. Mais en parallèle j'ai vu que Tartine était très très émotive, dominante et expressive. De même pour Golfite, avec moins d'intensité. Après on met les licols et on part au chalet. De là, je mets un coup de râpe à tout le monde, je selle Tartine avec la Norton de balade et je me questionne. Licol ou filet ? M. me dit de mettre le licol par-dessous le filet et de n'utiliser que lui du moment que la jument écoute. Pendant que je commence à cheval avec Nina en dextre, M prend Golfite en main. Autant Tartine était géniale, autant Nina n'avançait pas. Déjà qu'elle n'avance pas en temps normal mais là, c'était pire. Comme j'ai descendu les talons, je suppose qu'elle était plus sensible. Ça devient si compliqué que je mets pied à terre avant l'étalon pour éviter que ça tourne mal. Finalement tout va très bien et je mets M à cheval en prenant les deux vieilles en main. Là ça va déjà mieux mais c'est très sport. On monte la route au dessus des box, je profite d'une ombre pour faire une pause. On repart et je décide de courir dans la grande pente raide où les vieilles avaient l'habitude de galoper. Arrivée au dessus je ne faisais plus la maline. Un Vététiste arrive et s'arrête. On a discuté un peu et cet homme est une crème. Il est descendu de vélo pour passer, il était calme et nous a souhaité une bonne balade. On continue et dans les bois, ça va déjà beaucoup mieux. Je sens que Golfite prend du plaisir et que Nina est apaisée. M est sur Tartine, tranquille, elle se tient, la jument trottine mais c'est calme. A mi-chemin un peu avant de traverser la route je me mets à cheval en laissant les vieilles à M. La pauvre, elle a eu du mal avec les deux. Moi sur Tartine, je suis heureuse de voir qu'elle est tip-top, calme et en avant. Trois fois on est obligé de contourner des grumes énormes et une fois je passe par dessus une, au pas. Si Tartine enjambe bien, Golfite l'a sauté en emportant M et Nina a suivi. Enfin, on croise deux marcheurs avec des bâtons et un chien. Je mets pieds à terre, on discute. Les marcheurs pensaient que les vieilles avaient entre 15 et 20 ans. Quand je leur ai dit leur âge ils étaient...Bouche-bée. Je remets M à cheval et on fini la balade par un champ où Golfite me tracte. Elle était vraiment énergique c'était géniale. Dans le deuxième champ je prends sur moi et je décide de les faire galoper un peu pour les délier. J'ai couru aussi vite que possible mais la pauvre Golfite va bien trop vite pour moi. On s'arrête pour brouter un peu et on échange de place. Je me remets à cheval et M prends les filles en main. En descendant la côte pleine de caillasse j'ai bien senti que Tartine boitillait et Nina cherchait du mou. Donc en arrivant on desselle et je retire les cailloux coincés dans les pieds. Tout du long je n'aurai utilisé que le licol. Une blonde vraiment parfaite et passe partout même si on sent qu'elle n'est pas bien sûre d'elle. Des vieilles contentes de leur balade. Le soir elles resteront autour du chalet pour la nuit.
 

Lundi 30 Avril 2018 | (Problème) Quand y'en a plus y'en a encore !!
 
Cela fait plus d'une dizaine de jours que je remarque que Golfite a encore ses poils d'hiver et qu'au pansage, elle les perd par poignées. A force de brosser tous les jours j'en suis arrivée au cuir au niveau du garrot jusqu'à mi-chemin de la colonne vertébrale. Quand le vétérinaire est venu je ne lui ai rien dit pour voir s'il allait dire quelque chose et il n'a vraiment rien évoqué à ce niveau là. Sauf que depuis quelques jours, j'ai peur d'une dermatophilose. En me renseignant de très près, j'ai en fait constaté que comme 70% des chevaux, elle me faisait une vilaine mue pas jolie. Donc ce matin sous le vent, avec quelques gouttes de pluie et en pyjama, j'ai couru voir les juments et brosser Golfite. Des poils plein les habits, plein la bouche et la poussière plein les yeux mais j'ai pu observer que des petits poils repoussent, qu'elle ne s'est pas gratté, pas de croûte, pas d'irritation. Bref, rien de particulier. J'en ai profité pour vérifier les deux autres qui sont nickels. A part un changement de parc dans la journée les filles resteront tranquilles. Ça va me faire bizarre de les voir dans le parc de Nico sans Rina... En fin de matinée, juste avant de partir au boulot, je décide de faire le changement de parc.
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AVRIL 2018


Tags : équitation

MARS 2018 07/03/2018

MARS 2018

 
#03 Mars 2018 - Tu étais ma meilleure amie, ma plus belle crevette
- Adieu princesse - Rina 
 
 
24 au 28 Février 2018 | Boulot, sortie au parc et câlins.
 
La dernière semaine de Février on n'a rien fait de très particulier. Comme j'ai repris le boulot, que ma voiture fonctionne et que je suis malgré tout en vacances, je passe mes deux semaines à Circourt. Et forcément, la semaine où je voulais profiter des juments, les sortir, il y a eu la très grande vague de froid. On s'est tapé le gèle, la glace, le froid, la neige. Du coup les juments ont pu sortir pour se détendre les pattes et profiter des sols secs.
 
02 Mars 2018 | Changement de plan...
 
J'ai passé un super moment le matin avec les juments et j'avais prévu de les sortir après le boulot vers 14:00 ! Et puis... Il a fait un temps monstrueusement pourri, du coup j'ai simplement profité d'elles avec des câlins, des bisous. Pour dire la vérité, depuis une semaine, à part m'occuper des box, faire le fumier, l'eau, donner à manger, pousser les crottins, dégivrer... Je n'ai strictement rien fait d'autre. J'ai beaucoup trop de boulot, entre mes cours, les chevaux et mon emploi, je fais de longues journées de 8:00 à 20:00 !
 
 
03 Mars 2018 | Rina est décédée....
 
Ce matin je ne travaillais pas, du coup on a pu faire le fumier et sortir les juments. Elles étaient toutes folles, avec la neige et le gèle c'était chouette de les voir dehors ! Vers 10:00 on vient vider le fumier au chalet et je remarque les ânesses et Rina en dehors de leur box. Je me dis que c'est cool que Nicolas ait enfin pensé à les sortir. Je me sens contente pour elles. Bref, on retourne aux box, cette fois pour faire l'eau et rentrer les juments. On revient au chalet aux alentour de 12:30. J'appelle les ânesses et Rina pour donner du pain mais la ponette ne vient pas. Une fois, deux fois, et voilà qu'elle hennit. Je pense direct qu'elle s'est coincée les pieds dans quelque chose alors je vais la voir... Et en m'approchant, je vois une petite jument transpirante, amaigrit, creusée au niveau des reins, les postérieurs loin derrière elle, une respiration pourrie, l'abdomen contracté... Je m'empresse de la couvrir de mon blouson militaire, je cris à Thierry d'appeler Nicolas et je vérifie tout de suite si elle peut se déplacer. Là, c'est clair, elle est en crise de colique aiguë, c'est très mauvais signe. Je mets vingt minutes à l'amener au box et intérieurement, je savais qu'elle ne ferait pas la journée, alors j'espère secrètement qu'elle se couche. Au box, je vois que les muqueuses sont grisâtres, je sais que c'est un signe d'étouffement et/ou de septicémie, mais je ne veux affoler personne. Magalie appelle d'urgence les vétos. Ils tardent. On couvre la jument comme on peut, je la palpe, je vois qu'elle tremble et le purin ressort par le nez. En plus de la colique je vois bien qu'il y a un bouchon... On entend qu'elle se noie, on lui met de l'eau à proximité. On la laisse au box et en attendant l'arrivée du vétérinaire de garde on fait le tour du parc. Là, on voit 6 traces de roulades consécutives à quelques dizaines de centimètres les unes des autres avec des traces de grattage. Nicolas nous dit alors qu'elle s'est barrée et qu'il n'avait pas pensé à les sortir aujourd'hui... La pauvre jument était super douloureuse et je l'imagine encore, en train de se débattre avec elle-même. Bref, on retourne au box. A 13:00 je vais m'habiller, je bosse dans une heure. A 13:15 le vétérinaire arrive et confirme mes dires : colique avancée ou bouchon (ou les deux), les muqueuses grises (ça avait donc mal évolué!), 35°C de température, rejet du purin par le nez, le c½ur battant à tout rompre comme je l'avais senti.... Il lui insère un cathéter dans le cou, lui fait une perfusion et lui laisse le cathéter. (très)Mauvais signe. Il l'intube, lui mets de la paraffine, la jument se débat, se lève, tombe en arrière... Elle souffre, c'est atroce à voir. Je dis à Thierry que je dois absolument aller travailler mais que je compte sur lui pour me tenir au courant... A 19:15, à la sortir du boulot je l'appelle : << Rina nous a quitté... >>. Je refonds en larme et je passerai ma nuit à pleurer et à m'en vouloir. A 16:00 son état s'était dégradé, les muqueuses étaient bleues marine, elle s'étouffait, sa température rectale était tombée à 33°C, elle souffrait. Ils l'ont piqué. Le fermier qu'on connaît est venue la prendre. Elle nous a quitté à tout jamais....
 
 
04 Mars 2018 | Journée de repos et de Deuil.
 
J'ai passé ma nuit à pleurer. Du coup, je me réveille à la bourre. Il est 09:00. Je saute dans mon pantalon, dans ma veste, je démarre la voiture et je vais m'occuper des juments. Elles étaient très calmes malgré mon retard et super câlines. 45 minutes avec elles et je rentre. J'ai un quart d'heure pour me préparer, je dois aller en course. Thierry vient avec moi. A 11:10 on va voir les ânesses. Mon c½ur se serre douloureusement mais je dois rester forte pour elles. Maintenant, c'est moi qui décide. Les ânesses passeront la journée dehors, il faut beau, il fait chaud, il faut en profiter. Peu après midi je propose d'aller faire brouter les juments et on est parti une heure et quart, elles étaient pleines d'énergie. Tartine étant en chaleur, c'était pas très pratique mais c'était agréable. Rina nous hante, elle est avec nous en permanence, on parle d'elle a chaque phrase, c'est douloureux. On rentre les juments a 14:00, je fais mes cours et vers 16:00 je vais passer une heure avec les ânesses. Elles étaient au box alors je les laisse à l'intérieur. Elles seront dehors en journée et dedans la nuit. Je donne le foin, je paille, je mets de l'eau et je rentre au chaud. Reprise du boulot le lendemain.
 
 
05 Mars 2018 | On se réconforte ensemble.
 
Comme tous les jours, je pars m'occuper des juments à 08:15. Elles étaient bien calmes, chacune à sa place. Après avoir fait l'eau, le fumier, la paille et nourrit j'ai pris cinq minutes pour les câliner et leur dire que je les aimais. En les voyant, je me projette forcément : Rina est partie, j'en suis anéantie, j'en pleure seule dans mon coin toutes les nuits et pourtant, elle n'était pas mienne et je n'avais pas le même lien qu'avec les trois grosses... Je me ressaisie et je vais m'occuper des ânesses. J'ouvre leur box/paddock pour qu'elles profitent du parc et je donne le foin. Elles sont d'abord restées au box avant de sortir. Jusqu'à onze heures environ, on a fait du rangement, du ménage. Puis je décide d'aller voir les ânesses. (Je me sens attirée par le parc, j'ai besoin d'y être, d'y aller, j'y recherche la présence de Rina en vain...). Les ânesses sont couchées. Je vais voir Lionne et je m'assoie à ses côtés. On a passé vingt bonnes minutes à faire des câlins, je me suis « endormie » une quinzaine de minutes sur elle, mais cette fois ça devenait pesant de ressentir le vide. Tiga et Pâquerette nous accompagnaient et Guillaume s'amusait à les photographier. Rina est toujours là, dans nos discussions, dans nos yeux, dans nos esprits, dans nos projets. Thierry, Guillaume et moi sommes perdus. Il y a un vrai vide. Comme l'après-midi je bossais j'ai pas pu retourner voir les filles.
 
 
06 Mars 2018 | Comme d'habitude...
 
Depuis la mort de Rina, j'ai l'impression de toujours raconter la même chose. Et je me rends compte que m'occuper des ânesses et des juments devient de plus en plus dur. J'ai beaucoup pleuré quand je l'ai vu samedi matin, car je savais qu'elle ne verrait pas la fin de journée et j'ai pleuré la nuit de tristesse mais jusque là, j'avais l'impression de gérer mes émotions. Ce matin, je n'avais vraiment aucune envie de voir les ânesses, aucune envie de voir mes juments, aucune envie de me lever. Mais je me suis quand même bougée. La pluie est de retour alors je ne me suis pas attardée. Nicolas est en vacances et il nous a téléphoné pour savoir comment ça se passait. Il nous a dit qu'il allait tout laisser tomber. Donner, vendre les ânes ? Jusque là on ne sait pas mais il veut nous laisser ses box et son grand terrain. Le départ de Rina a fait un mal de chien à tout le monde. Le midi je suis partie seule voir les juments. Nina était super câline, j'ai pu lui faire quelques bisous et quelques caresses. Les ânesses étaient dehors, sous la pluie, en train de brouter la nouvelle herbe. Elles ne semblent pas extrêmement perturbées (et tant mieux!). Et puis j'ai dû aller travailler donc j'ai laissé tout le monde. Mercredi je me coupe un peu de tout ça et je vais manger chez ma grand mère et faire les magasins. Ca me changera peut être les idées.

07 Mars 2018 | Entretien & visite à Aurore-de-Chardet
 
Aujourd'hui et comme tous les jours, c'est la routine du matin. Je câline les ânesses, leur donne à manger, à boire, je rempaille et je leur ouvre le parc. Ensuite je file voir les juments et je m'occupe des box, même principe que pour les ânesses. Ensuite j'amène Thierry en course, on revient et je repars en ville avec mes grands-mère. A 17:00 je croise Valérie et bébé chien. On va le promener et elle me propose d'aller voir sa jument. Comme je suis en voiture on y va. J'ai donc rencontré Aurore-de-Chardet, une jument toute calme, pas réactive pour deux sous mais d'une douceur incontestée. Elle a une vraie tête de poney, elle était trop mignonne. Mais j'ai surtout accroché avec Baïsha, une jument toute câline, bien réceptive (à tel point qu'elle m'a marché sur le pied). On est pas resté très longtemps. Après quatre averses on a décidé de rentrer.

08 Mars 2018 | Sortie au parc & box
 
Aujourd'hui on a fait les box. Deux gros becs-à-benne de fumier, 250L d'eau... On a bien rabaissé le tapis des box, ça a fait un bien fou ! Du coup le temps de faire le fumier, j'ai sorti les juments dans le petit parc à côté. Elles sont parties bien heureuses mais elles en avaient vite marre d'être dans la boue, sans herbe. Elles ont boudé le foin et elles nous attendaient. On a passé 4h avec elles. J'allais les voir entre deux fourches pour leur faire des câlins et des bisous, c'était super adorable. Et en voyant les chevaux qui étaient avec la jument de Valérie, je me rends compte à quel point Nina, Golfite et Tartine sont vachement expressives. On ressent très vite leur personnalité et on voit carrément bien leurs différences ! Bref à 11:00 on termine les box alors avant de les rentrer j'ai décidé qu'on irait les faire brouter. On est parti une demi-heure à l'herbe, elles étaient fines heureuses et elles n'ont pas rechigné de retourner au box. Au vu du temps, d'ici trois semaines elles devraient être de nouveau au parc. La saison hivernale s'achève enfin !

09 Mars 2018 | Brouting & pansage des ânesses.

Aujourd'hui et comme tous les jours, je m'occupe des ânesses et des juments. Mais je dois me dépêcher car je commence le boulot à 10h. Comme je finis à 14h, je propose à M de m'accompagner cet après-midi pour sortir les jument en main. Elle ne peux pas. Je propose ensuite à Valentine qui ne p(v)eut pas non plus. Tant pis, j'y vais seule. Globalement j'avais trois juments vraiment délicates et calmes. J'ai pu les sortir super facilement des box, on est monté sur le chemin de derrière, on a marché dix minutes d'un bon pas avant de mettre la tête par terre. Là c'est Golfite qui décidait un peu tout et ça s'est corsé. Du coup j'ai mis un haut-là, j'ai changé les longes et on a pu reprendre tranquillement. Au bout de 35 minutes on fait demi-tour, on remarche dix minutes et on rentre aux box. Les filles étaient nickelles, elles sont rentrées sans rechigner. Seule c'était pas gagné et pourtant aujourd'hui tout était très fluide. J'enlève les licols, je fais un bisou à tout le monde, je fais l'eau, le foin, le fumier et je vais voir les ânesses. Là je prends une étrille et ma « brosse » tire-poil-d'hiver et j'ai passé mon temps sur Lionne. De temps en temps Hypocras venait me bousculer et quand je commençais à la brosser elle tressaillait avant de filer au trot. Elle est super chatouilleuse de partout, c'est assez hilarant. Au bout de 45 minutes environ, Thierry m'appelle pour me dire qu'ils rentrent bientôt. Du coup je rentre à la maison pour faire un peu de ménage et ranger et je retourne chez Nico. Je mets du foin aux ânesses, je leur remets de l'eau, je nourris les chat(on)s. Le soir vers 18:00 on retourne aux juments pour mettre la botte de foin neuve en place (toute seule c'était impossible), je repasse devant les ânesses voir si tout va bien et j'achève ma journée.
 

12 Mars 2018 | Sortie avec Aurore-de-Chardet
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MARS 2018
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Surement par besoin de me changer les idées depuis la perte de Rina, j'ai proposé la veille à Valérie de l'emmener voir sa jument [...]
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13 Mars 2018 | Brouting et soins !
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[A venir]
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14 Mars 2018 | Grosse détente au parc !
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Aujourd'hui comme il faisait beau j'ai décidé de passer voir les juments après les cours. J'avais plusieurs idées dont partir en balade en longues-rênes avec Tartine et mettre les deux autres au parc... Mais finalement j'ai choisi de leur foutre la paix. Du coup, j'ai décidé de les sortir dans le parc de l'église, là où elles ont de l'herbe, de la place pour se défouler, des arbres pour se gratter. Clairement, elles en ont profité ! Elles sont parties en coup de cul, saut de mouton. Golfite n'a pas arrêté et s'est même excitée sur ma pauvre jument blonde sous le seul prétexte qu'elle refuse qu'on la dépasse. Elles ont ensuite mis la tête par terre. Un moment donné Tartine, qui d'habitude se roule toujours loin de moi s'est couchée à une vingtaine de centimètres de mes pieds, au point de devoir me reculer. Et c'était au tour de Nina qui est venue au trot en traversant tout le parc pour se rouler devant moi. Je voulais lui faire des câlins mais elle s'est tellement roulée qu'elle était dégueulasse. Après une heure et demi à brouter, galoper, se rouler, etc. je les ai amenées à la fontaine, elles ont beaucoup bu et je les ai rentrées à contre-coeur. 
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16 Mars 2018 | Sortie au parc
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Aujourd'hui encore je suis toute seule pour sortir les juments. La dernière fois les juments étaient cool, du coup je morganise de la même manière. Elles avaient la patate mais elles ont parfaitement écouté et ont vraiment su rester à leur place. J'hesitais puis j'ai décidé de les lâcher au parc de l'église. Elles sont parti comme des singlées au galop avant de se rouler. Au total elles sont restées pas loin d'une heure et demi dehors à brouter, faire la course, se battre. C'était assez drôle. Vers 17h je décide de les rentrer en faisant un passage à la fontaine où elles ont bien bu. Elles sont rentrées au box vraiment nickel. Pas besoin de dire quoi que ce soit. Du coup j'ai repoussé les certains, rempaillé, remis de l'eau et j'ai nourri avant de les laisser.
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17 Mars 2018 | Sortie au parc + entretien et poussée dans mes retranchements
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Aujourd'hui on a du boulot. J'ai passé une nuit affreuse, je suis fatiguée et j'ai les nerfs à vif. Thierry est en retard et je suis excédée de son comportement. Il me fou dans la gueule que ce sont mes chevaux et que je dois me demmerder. Ça commence bien. Donc je vais nourrir, je reviens au chalet ou on prépare le tracteur et on y retourne. Je sors les juments dans le petit parc et des 9h on commence les box. Au total on fera 3 bec à benne. On termine sous la pluie à 13h00. Je rempaille, je mets du foin et je rentre les juments. On retourne au chalet pour l'eau, on fait l'eau et on rentre à 13h45. En plus d'être usée, on me dit deux fois en "rigolant" << c'est toi qu'a tué la ponette >>. Humour ou pas ça me rend d'autant plus triste et désagréable. Vers 15h30 je sors voir les anesses. Florian et le petit me rejoignent. Je caresse tout le monde et malgré ce bon moment dans un froid polaire mes pensées reviennent à Rina qui n'est plus la. Ça me fend le coeur...A 16h45 je retourne voir les juments. Il neige, c'est la tempête. Pour profiter d'elles je décide prendre une brosse et de panser les trois. Je commence par Golfite, suivi de Tartine pour terminer avec Nina. La neige a empiré. Au bout d'une heure avec elles je fais les box et je rentre parce que le temps est vraiment pourri.
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18 Mars 2018 | Sortie dans la neige + longues rênes
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MARS 2018

IL NEIGE ! En ouvrant les volets, j'ai vu qu'il y avait au moins dix centimètres de neige. J'étais toute heureuse et j'avais déjà prévu plein de choses avec les juments... Mais encore une fois Thierry fait sa tête de six pieds de long et redevient désagréable. Pas grave. Je descends aux box et je nourris, je rempaille, bref le train train habituel. Ensuite on va s'occuper des ruches et des abeilles parce qu'elles sont ensevelies de neige et si on n'enlève pas tout ça, les ruches vont surchauffer, faire de la condensation et l'humidité va créer des champignons. Une demi-heure après tout est fait. Je me pose un peu et je réfléchis puis je propose quand même de sortir les juments au parc de l'église. Ca le fait chier mais pas moi alors on y va. Elles seront sorties de 10h à 13h30 environ mais obligé de les rentrer parce que le terrain redevenait boueux et on n'avait pas mis à boire... Pour autant, à 12h30 on va au terrain. Je prends un tapis, mon surfaix et les "longues-rênes" (en fait c'est une longe de travail 7m...) dans le but unique de partir 15 minutes en balade avec Tartine. Mais comme vous pouvez le voir sur la vidéo, elle n'était pas vraiment prête à s'éloigner des copines. Du coup on est resté dans le terrain. Globalement pour une séance improvisée, pas préparée, en hiver après plusieurs jours de box, Tartine s'en est vraiment bien sorti. Les stimuli étaient difficiles à gérer pour elle et en licol elle s'est permis davantage de choses. Mais dans l'ensemble j'étais contente parce qu'elle m'a vraiment fait de jolies choses et puis, j'avoue avoir quand même bien rigolé. Quand j'ai dessanglé la blonde s'est barrée au galop et a manqué de se rouler avec le matériel sur le dos mais j'ai pu l'amadouer avec une étiquette en papier pour qu'elle ne fasse rien et que je termine. Je suis retournée ensuite les voir et m'en occuper vers 16:30 mais au vu de la météo pourrie je suis partie bien vite !
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20 Mars 2018 | Brouting en main. 
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Aujourd'hui je n'étais vraiment pas sûre d'aller voir les juments. Ma voiture a de l'air dans le circuit de gazole, ce qui fait qu'elle démarre et s'arrête quand elle veut... C'était assez embêtant et même si je sais d'où vient le problème je dois attendre le weekend. Donc j'avais prévu de sortir les juments au parc et finalement sans neige, la terre étant imbibée d'eau j'ai renoncé, on est parti en brouting. Une heure au dessus des box, j'avais Nina et Tartine en main, elles étaient déchaînées. Rien d'exceptionnel. Au bout d'un demi-kilomètre on revient sur nos pas et retour aux box. J'ai fait ce que j'avais à faire (la routine habituelle mainte fois écrite ici) et je me suis fait surprendre par une tempête de neige donc j'ai sauté dans ma voiture et je suis rentrée chez moi. 
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24 Mars 2018 | ENTRETIEN & PARAGE !!!!! 
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Aujourd'hui j'ai eu E.N.O.R.M.E.M.E.N.T de boulot. Ce matin je devais impérativement aller aux box à 8:30 pour sortir les juments dans le petit parc. Avant je mets un peu de foin et de l'eau et Guillaume m'aide à les sortir. Elles sont parties comme des balles et n'ont pas arrêté de faire de grandes galopades. Je les laisse et je prépare les box. Un ami voulait du fumier donc rendez-vous 9:00 aux box pour qu'il vienne le charger. On a fait pas loin de 300kg de crottin en une vingtaine de minutes. Je rempaille, je fais l'eau, je mets le foin et j'en ramène un peu dans le terrain. Je remarque que les pieds deviennent très très nécessiteux donc je rentre, je prépare le matériel et à 10:30 je retourne voir les juments avec Guillaume. Il va me superviser en tenant la jument tirée au sort. Comme Golfite était la plus terrible (à cause de son genoux surtout...) j'ai décidé de commencer par elle. On la sort du parc, elle est électrique et posée sur ressorts. Les autres tapent de grandes galopades et hennissent alors que Golfite est juste devant la porte du parc... Pour vraiment résumer, j'ai mis 1h30 pour faire sur les antérieurs. Le droit, j'ai dû mettre au moins une heure, elle refusait de se poser sur son genoux douloureux et donc... Elle m'en a fait baver. Guillaume a vraiment été brave et patient ! Le deuxième pied, ça va. On rentre au chalet, on fait le ménage, à manger, bref on s'arrête pas et on passe à table à 14h... Je me dépêche et comme je veux me reposer un peu je bouge les juments et je les mets à l'église jusqu'à 17:00. Pendant ce temps j'ai dormi et j'ai lu près des filles. Le soir on rentre tout le monde et comme les box sont déjà près je n'ai plus qu'à rentrer !
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25 Mars 2018 | BOULOT et PARAGE des deux autres !!!
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Dernier jour de mon weekend et c'est le changement d'heure. Clairement, debout à 6:30 (donc 5:30 en gros.... t'as compris !!!), crevée et courbaturée de la veille. Mais c'est pas fini du tout. Tôt le matin je vais m'occuper des juments, comme d'habitude, et je rentre au chalet. Toute la matinée je passe mon temps à faire un gros ménage, gros nettoyage et rangement de la terrasse, du garage et de l'entrée. Ensuite grosse mécanique sur la voiture, pour rien finalement donc ça me met d'humeur... Quand les mecs ont fini de scier le bois, je l'ai rangé dans les Big-Bags. Un bon bec à benne. Bref, la matinée de taré. A 12:00 je vais aux box et je me lance à faire les pieds. Je commence par Nina, qui me prend une heure pour les quatre pied. Une jument lourde, qui bouge, qui se repose totalement sur moi et qui manque cruellement de flexibilité.... Au bout d'une heure j'étais déjà bien à bout de nerf, j'avais faim et soif mais je me dis que je vais faire Tartine et qu'ensuite je pourrai les lâcher au parc de l'église longtemps. Je me dis que pour Tartine, une heure suffira.... Autant dire que j'ai pleuré, de douleur, de fatigue, à bout de nerf. Une jument qui refuse tout, qui sursaute pour RIEN, qui est lourde au possible, qui se colle au fond du box comme si j'étais en train de la torturée alors que je prenais tout sur moi pour pas trop la déranger (position, support, équilibre). Au bout d'une heure j'avais des cloques plein les doigts, le corps complètement tremblant à cause de l'effort (même en musculation j'ai jamais autant travaillé les jambes et le dos!). Et du coup à 14:15 elles étaient au parc. Le soir, une fille qui a connu Nina il y a une vingtaine d'années, m'a accompagnée pour la rentrer au box. Elle était contente et moi soulagée parce que je n'ai même pas eu le temps de manger entre temps... On a fait l'eau, rempaillé, nourrit et comme je ramenais Guillaume chez lui on est parti rapidement. 
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27 Mars 2018 | Visite dentiste 
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MARS 2018
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Aujourd'hui j'avais rendez-vous pour une visite dentiste pour les trois filles ! J'ai appris très récemment d'ailleurs que Nina n'avait strictement jamais été vue depuis une bonne vingtaine d'années et j'avais en tête que Golfite avait été vu il y a un an mais que le travail n'avait jamais été terminé. Et j'étais persuadée que Tartine avait été vu avant et après achat. Donc nouvelle dentiste, qui arrive vers 15:30 et qui me demande d'amener les juments au chalet. On commence par Golfite car la plus difficile (et celle qui, je suppose, nécessite le plus de soins...). Elle a beaucoup reculé, s'est beaucoup défendu en tournant mais qui une fois la roulette en route s'est posée. C'était pas super agréable mais elle était vraiment calme. Elle a toutes ses dents, avait vraiment très peu de surdents, juste deux qui n'étaient vraiment pas urgent. On passe ensuite à Nina car comme jamais été vue je m'inquiétais un peu. Une jument qui fait un pas de recule mais qui ne bouge pas !!!!! PAS DU TOUT ! Elle a ouvert la bouche d'elle-même et elle a attendu que ça se termine. Elle n'a pas bougé d'un pas ni en avant ni en arrière. Elle s'est un peu agacer vers la fin, elle voulait brouter. Mais vraiment, pour une vieille de 30 ans qui n'a jamais été vue, Mélanie était très agréablement surprise. Nina a donc toutes ses dents mais une molaire qui devrait tomber incessamment sous peu. Si non des dents quasiment nickel, juste une blessure peu grave et pas gênante. Et on termine sur Tartine. La jument recule, a peur de tout, elle est électrique et tendue comme un string, elle s'est mise debout une fois et a chargé deux fois. Elle avait l'air de pas connaitre apparemment et Mélanie me dit << Elle par contre, il y a un sacré boulot dessus, elle a plusieurs surdents et plusieurs blessures pas jolies jolies.... Ca va mettre un peu de temps. >> J'étais choquée. Mais au final la jument venait carrément s'appuyer sur la roulette pour se soulager. C'était impressionnant. Mélanie me dit qu'elle la trouve enrobée et que ses antérieurs manquent vraiment d'ossature. Du coup, comme avec les blessures elle semblait manger goulûment, elle me dit de réduire drastiquement les doses en foin pour éviter l'embonpoint. Vraiment ravie, une bonne chose de faite. Nina et Golfite ce sera donc tous les deux ans minimum (sauf si Nina perd sa dent avant!) et Tartine a revoir dans un an pour l'habituer et vérifier l'usure. 
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28 Mars 2018 | Brouting sous la pluie. 
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Cet après midi j'arrive vers 15:30, je récupère Thierry au chalet et on descend aux box. Il pleut comme vache qui pisse, c'est désagréable mais tant pis, on est pas à ça près... A 16:00 on sort donc les juments et on prend le chemin derrière les box. Je lâche Tartine et je prends Golfite, Thierry prend Nina. Les juments sont métamorphosées, c'était génial de les voir aussi bien, aussi en forme. Golfite m'a fait gambader partout, elle était clairement en train de faire la difficile. Un moment donné le fossé était plein d'eau, je m'accroupis pour filmer Tartine quand d'un coup Golfite fait un demi-tour, elle manque de me bousculer avec son fessier et je manque de tomber dans l'eau. Au bout d'une heure on rentre tout le monde. Je m'occupe de vérifier les pieds, je vérifie comment elles mangent le foin, je bouchonne tout le monde et on remonte rapidement au chalet parce que le temps est catastrophique. Je ne verrai pas les juments avant mercredi prochain, j'en ai donc profité un maximum. 
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Février 2018 05/02/2018

Février 2018

 
 
03 Février 2018 | Travail à pied 
 

Aujourd'hui c'est sortie en paddock toute la journée pour les juments. J'en ai vraiment ma claque qu'elles soient enfermées, en plus il fait beau. Le matin je n'ai rien de prévu avec elles, on s'occupe de nettoyer les box, trois bec-à-benne, on fait l'eau, je remplis deux filets de fourrage pour leur amener à la carrière,je remplis la grosse poubelle de semences que je vais, plus tard dans la journée, aller semer. Le matin il fait tellement froid qu'en sortant de ma voiture pour aller mettre l'eau à la carrière, je glisse et tombe. Autant dire que je n'ai pas rigolé, je ne m'y attendais pas et mon pied (pour ceux qui savent) n'a pas apprécié du tout. L'après-midi je décide sans précédent de faire un peu de travail à pied. Une envie soudaine de demander le coucher, pas de résultat je ne force pas et on passe à l'exercice du Boomerang que j'aimerais avoir acquis d'ici quelques semaines pour pouvoir passer aux prochains objectifs ! Même si Tartine était plutôt volontaire, entre Golfite qui vient nous "déranger", la chasse qui tire près de nous et l'averse de grêle qui menace, c'était difficile et tout le monde était électrique. On fini quand même sur quelque chose de pas mal et a 15h, prématurément on les rentre aux box car pas d'abri à la carrière pour éviter la grêle. 
 
 
04 Février 2018 | Balade catastrophique !
 
Février 2018

Des journées pareilles, je n'en veux plus, plus jamais. Le matin il fait super beau donc je sors les juments dans la carrière. Elles vont directement au foin, se roulent, s'ébrouent. Tout va bien. A 10h, je vais les voir, je les brosse, je leur fait des câlins et même si elles ne semblent pas forcément tactiles aujourd'hui, tout le monde apprécie ce moment de calme et de douceur. Je rentre pour manger et à midi et demi je décide de partir en balade, on fera le chemin jaune et on reviendra par la route. Déjà, le temps se couvre. Je suis malade. On a l'étalon à passer, la route à faire, il y a encore la chasse et c'est la guerre... Et  moi, je suis prise d'émotions que je gère tant bien que mal. Si le début de la balade se passe bien, ça commence avec Golfite qui s'arrête tous les deux pas (et je n'exagère pas!). Nina en profite pour brouter mais quand on repart, Nina ne suit pas, donc Golfite s'arrête de nouveau... Bref, c'est le cercle vicieux. Le terrain est accidenté tellement il y a de boue et d'eau, c'est génial, la pluie arrive légèrement, les tires nous stressent et les juments commencent à devenir infernales, pour trois brins d'herbes ! Un moment donné je pète une pile. Je ne peux pas le dire autrement. Je bride très sévèrement Golfite qui s'excite encore plus, je mets un coup de pied à Nina pour qu'elle daigne lever la tête, elle ne réagit pas, je passe mon temps à crier jusqu'au moment où mon corps me lâche, je pleure. Thierry n'aurait pas été là, je me serais laisser tomber le cul dans la boue à pleurer toutes les larmes de mon corps. La maladie, le stress des examens, la période psychologiquement critique qui revient tous les ans, ma négligence vis à vis de mes propres besoins, s'en était trop. Le retour à été dur et je décide, pour le plus grand plaisir des juments, je les lâcher une heure au parc de l'église où il y a de la place, beaucoup d'herbe, des arbres. Je suis malade, il pleut mais tant pis. Je les observe et je regrette d'avoir à les rentrer mais elles ne semblent pas m'en vouloir. Par contre, moi je culpabilise et me remets en cause... En les rentrant je leur fait un énorme câlin et bisou à chacune qu'elles ne repoussent pas et même Nina demande après moi pour les mamelles. Je finirai ma soirée très très mal. 
 
 
05 Février 2018 | Sortie ensoleillée au parc. 
 
Comme cette semaine je suis en bac blanc, je suis au lycée que durant des demis-journées et là, j'avais mon matin. Vu ce qu'il s'était passé la veille, je ne voulais rien d'autre que les mettre à la l'herbe. Il fait beau, il fait -6°C mais c'est agréable. On met le foin dans le parc des box et je sors les juments. Elles sont parties en ruades, ce sont roulé et on su apprécier l'herbe jusqu'au dernier brin. Comme mon épreuve de philosophie n'allait se finir qu'au plus tôt vers 17h j'ai préféré les rentrer à 11h pour éviter d'avoir à revenir le soir en pleine nuit. 
 
 
11 Février 2018 | Long weekend à rien faire !
J'étais en weekend jeudi midi donc j'ai passé plus de trois jours avec les juments. Et pour être tout à fait honnête, à part quelques câlins, des bisous, on a rien fait ensemble. Je les ai sortie au parc tous les jours sauf dimanche car il faisait vraiment trop trop froid. Elles avaient les pieds dans la boue mais elles n'ont pas hésité à se rouler. La mue a commencé !! Samedi matin Guillaume et Elisa étaient là alors ils nous ont aidé à faire l'eau et les box. Juste un bec-à-benne. Si non à côté de ça j'ai eu (et j'ai encore) beaucoup de paperasse, du travail administratif sans fin, j'ai aussi essayé de me reposer après ma semaine de bac blanc et de récupérer avant de retourner bosser au magasin pour les vacances. Samedi soir je suis passée m'occuper de Rina et des ânesses. Nico ne s'en occupe vraiment pas comme il faut, j'ai tout vidé et tout remis au sec, rempli l'eau, les râteliers, remis une bonne couche de paille bien sèche et évidemment câlins et bisous pendant plus d'une demi-heure, un vrai petit bonheur. Avec ça, je prépare mon anniversaire, soirée à Circourt Samedi soir (ça promet!) et mardi je passe voir les filles, les sortir, nettoyer les bacs d'eau ! 
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13 Février 2018 | Nouvelle visite + TAP 
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Aujourd'hui je suis venue avec une amie du lycée. En pleine épreuve de bac blanc nous avions discuté chevaux et j'ai justement appris qu'elle adorait les chevaux, qu'elle faisait partie de l'association Lakota mais que pour des raisons qui ne regardent qu'elle, elle est partie. Et aujourd'hui, comme les chevaux lui manquaient, elle est venue voir les juments avec la possibilité qu'elle s'occupe exclusivement de Tartine. On les a sorties en carrière. J'apprends doucement aux juments l'ordre "couche-toi" et plus je le disais plus Nina s'approchais de moi jusqu'à se coucher à deux mètres de mes pieds. C'était juste trop adorable ! Ensuite elles sont parties en vrille, j'ai amené du foin, elles ont mangé et on a travaillé un peu à pied pour que je montre les codes à M. Déplacements des hanches et des épaules, reculer, immobilité, un pas, boomerang, déplacement latéraux, revient. Une jument sympa mais électrique avec moi et une jument plutôt... Paresseuse avec M. Mais c'était drôle ! Et ensuite brouting pendant près d'une heure au soleil. C'était génial. 


19 Février 2018 | QUE DES PROBLEMES !!!!!!!! 

Après un super weekend sans rien faire (à par le taff habituel, comme d'habitude!) et à faire la fête pour mon anniversaire, les tuiles recommencent. Déjà je me prends la tête sévèrement avec Thierry. Il n'y a plus rien qui va et je le menace fermement de me barrer (et bien sûr j'ai pleuré une fois seule). Je coupe court, je m'en vais. Ce soir il m'appelle, il me dit que la pompe à eau est pétée, que les réparations sont au prix de la machine (soit pas moins de 350¤), que les fontaines sont toutes vidées et que les chasseurs nous foutent la misère. Il me dit ensuite que le mec qui nous loue les box contre prêt du tracteur (et TTC) nous fout dehors, du jour au lendemain. Il avait prévu de vendre ses vieilles baraques et il a trouvé acheteur. Donc on est à la rue. Entre les cours, entre le boulot, entre les merdes qui continuent avec la commune, les chasseurs qui nous prennent la tête, les bûcherons qui ont défoncé de A à Z le Grand Parc... Voilà qu'on nous fout dehors. Des box, rien qu'en matière première il nous faudrait investir 4 000¤. Et les box démontables, je ne vous en parle même pas.... La mairie refuse que l'on construise (même provisoirement) sur la carrière, qui nous appartient et qui est constructible car trop prêt des chasseurs donc forcément !! Bref moi je suis littéralement dans l'impasse financièrement, je suis usée par mon rythme de vie x10000. Je baisse les bras, je suis fatiguée et je suis de plus en plus dégoutée des chevaux. Avec Thierry on hésite à vendre, au moins Tartine... 


20 Février 2018 | Sortie au parc & câlins. 

Aujourd'hui et avec les nouvelles de la veille j'ai décidé d'arriver plus tôt aux juments et de les sortir. Comme d'habitude je prends Tartine et Golfite, je rentre dans le parc, je tourne pour fermer la porte du parc avec les juments dans le dos, la tête vers moi, je me retourne et là... Golfite se fout droit debout (les antérieurs à hauteur de mes yeux à 10cm) et Tartine qui tire sur place, au galop. Une folie. Je n'avais même pas envie de me fâcher, j'ai vu la scène au ralentie et j'ai juste apprécié. Thierry gueulait pas mal mais je l'entendais à peine. Autant vous dire que j'étais dans un état second toute la journée. Je caresse les filles, je les lâche et elles sont parties en ruade pendant au moins un quart d'heure. J'essaie d'associer l'ordre "couche-toi" à Nina quand elle cherche à se coucher pour qu'un jour elle puisse le faire sur demande et je les regarde. Des cinglées qui font plaisir à voir ! Et si le terrain est défoncé et bien tant pis. Le chasseur aura une bonne raison de nous foutre dehors. Ensuite je suis remontée au chalet, je devais vérifier les niveaux de la voiture et regonfler mes pneus et on a discuté. Thierry a plusieurs options, plusieurs idées, j'en ai aussi, on a des idées en commun pour voir comment faire, quoi faire, comment remédier aux situations. Je ne veux pas entrer dans le détail parce que ça me regarde mais c'est une situation vraiment compliquée qui, "juste" pour trois box, va peut être radicalement changer ma vie et celle de Thierry. L'option de vendre Tartine a même été envisagée parmi d'autres... La question reste en suspens. On a quelques mois pour trouver une solution et se retourner. Je suis retournée voir les filles, j'ai fait les box et je suis allée dans ma voiture. J'ai passé une bonne demi-heure à les regarder et une deuxième demi-heure à lire, du coup j'ai posé la caméra et les ai filmées. A 16:30 on les a rentrée, elles ont mis la tête dans le foin, calmes et déliées. 


21 Février 2018 | Visite rapide. 

Ce soir j'ai passé une visite rapide aux juments, j'avais besoin de décompresser et de passer un peu de temps avec elles. Quand je suis arrivée Thierry venait tout juste de nourrir, donc elles étaient bien calmes. J'ai fait un bisou a tout le monde avant qu'une habitante du village vienne les voir aussi. Elle m'a dit que ça faisait du bien de voir des chevaux si bien entretenus quand on voit l'état du cheval du maire, qui est déplorable mais à la diet à priori... Pauvre bête. On a discuter trois bons quarts-d'heure et comme ça caillait sec je suis rentrée en sachant que le lendemain j'y retournerai, comme quasiment tous les soirs.